Le JWST révèle des nuages ​​de sel dans l'atmosphère de la « planète rose » GJ 504b

Le télescope spatial James Webb révèle composition atmosphèrique de GJ 504b, planète rose orbitant une étoile semblable au Soleil à 57 années-lumière.

Le JWST révèle des nuages ​​de sel dans l'atmosphère de la « planète rose » GJ 504b

Une illustration de la planète rose GJ504b et des nuages ​​salés découverts par le JWST.

Points forts
  • Le JWST a détecté des nuages ​​de sel dans l'atmosphère de GJ 504b
  • La vapeur d'eau, le méthane, l'ammoniac et le CO₂ ont été identifiés
  • Scientifiques débattent encore : GJ 504b est-elle planète ou naine brune
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Le télescope spatial James Webb (JWST) a décodé avec succès le spectre de l'objet de type exoplanète le plus froid connu, GJ 504b. Cet objet dans l'espace dégage une atmosphère salée et est surnommé la « planète rose » en raison de sa couleur rosée. Elle orbite autour d'une étoile semblable au soleil à 57 années-lumière et pourrait être soit une planète géante, soit une étoile ratée. De tels résultats ont été obtenus en seulement deux heures d'observation avec l'aide du JWST.

Comment le JWST a percé le mystère
Publiée le 18 juin dans *The Astronomical Journal*, l'étude — dirigée par Aneesh Baburaj, chercheur postdoctoral à l'université Northwestern — a utilisé l'instrument NIRSpec du JWST pour isoler la faible lueur de GJ 504b de l'éclat de son étoile hôte, une prouesse que les télescopes terrestres n'avaient pas réussi à accomplir pendant des années. Le spectre a révélé la présence de vapeur d'eau, de dioxyde de carbone, de méthane et d'ammoniac, mais les modèles classiques ne parvenaient pas à le reproduire. Après avoir testé trois types de nuages, l'équipe a déterminé que des nuages ​​de sel situés en profondeur correspondaient le mieux aux observations, atténuant les signaux émis par les molécules présentes dans les couches inférieures de l'atmosphère. Ces résultats indiquaient également un âge compris entre 2,5 et 4 milliards d'années, ce qui explique la température relativement basse de l'astre (environ 290 °C, soit 550 °F).
Planète, étoile ou un intermédiaire ?
Si la nature de son spectre a été établie, la classification de GJ 504b fait encore l'objet de débats. D'après les résultats obtenus grâce au JWST, l'objet est fortement enrichi en éléments lourds ; il est donc difficile de distinguer s'il s'agit d'une planète formée à partir du disque circumstellaire ou d'une naine brune née selon un processus similaire à celui des étoiles. Baburaj ajoute que la méthode fondée sur les modèles de nuages ​​peut servir à décrire d'autres objets froids et peu lumineux, notamment ceux possédant des nuages ​​d'ammoniac semblables à ceux de Jupiter, mais dont l'éclat est trop faible pour permettre une détection actuelle.

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