Des scientifiques du SETI ont recherché des signaux extraterrestres provenant de la comète interstellaire 3I/ATLAS

Chercheurs ont scruté la comète 3I/ATLAS sans signal artificiel, confirmant origine interstellaire par composition et trajectoire hyperbolique.

Des scientifiques du SETI ont recherché des signaux extraterrestres provenant de la comète interstellaire 3I/ATLAS

Photo Credit: NAOJ

La comète interstellaire 3I/ATLAS vue par le télescope Subaru le 13 décembre 2025

Points forts
  • Aucun signal radio extraterrestre détecté en provenance de 3I/ATLAS
  • Composition chimique suggère origine extérieure à notre système solaire
  • Les observations ont amélioré les futures recherches de technosignatures
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La comète interstellaire 3I/ATLAS, le troisième objet provenant de l'extérieur de notre système solaire jamais observé, a été découverte en juillet 2025 par le télescope ATLAS installé au Chili. Elle se déplaçait à une vitesse d'environ 220 000 km/h (137 000 miles par heure), une allure qui a immédiatement suscité l'intérêt de la communauté scientifique. Des chercheurs du SETI Institute ont récemment examiné l'objet à la recherche d'éventuelles transmissions radio d'origine artificielle, ou « technosignatures ». Aucun signal n'a été détecté, mais l'étude a tout de même permis d'affiner nos méthodes de détection de technologies potentiellement extraterrestres.

Une comète venue d'ailleurs
Selon Space.com, plusieurs indices indiquent que 3I/ATLAS est d'origine naturelle. Son excentricité orbitale de 6,137 — bien supérieure à celle de n'importe quelle comète de notre système solaire — confirme sa provenance interstellaire. Fin 2025, le télescope ALMA a détecté une concentration exceptionnellement élevée de méthanol dans sa chevelure (ou *coma*), ce nuage de gaz brillant qui se forme lorsque la lumière solaire réchauffe sa surface glacée. La quantité de méthanol observée dépassait largement celle que l'on trouve habituellement dans les comètes de notre système solaire. L'objet contenait également du dioxyde de carbone gelé. Ces composés chimiques suggèrent que 3I/ATLAS s'est formée dans un environnement plus froid, au sein d'un système planétaire très différent du nôtre.

Silence radio
À l'aide de l'Allen Telescope Array, situé en Californie du Nord, la chercheuse Sofia Sheikh et son équipe ont passé plus de sept heures à scruter 3I/ATLAS dans une plage de fréquences allant de 1 à 9 GHz, à la recherche de signaux radio à bande étroite — une catégorie d'émissions sans origine naturelle connue. Près de 74 millions de signaux candidats ont été systématiquement filtrés pour éliminer les interférences terrestres et les pollutions dues aux satellites ; aucun signal inexpliqué n'a subsisté. L'étude a établi une limite supérieure de 10 à 110 watts pour la puissance d'un éventuel émetteur à bord de l'objet, soit l'équivalent de la puissance d'un appareil électroménager domestique.

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