Kepler-51 : planètes « super-puff » sans signature, à cause d’une épaisse brume
Photo Credit: NASA
Représentation artistique du système Kepler-51
Certaines planètes défient tout ce que nous savons sur la formation des mondes. Le système Kepler-51, situé à 2 615 années-lumière, abrite trois exoplanètes dites « super-puff » : des mondes de la taille approximative de Saturne, mais d'une légèreté si étonnante que leur densité est comparable à celle de la barbe à papa. Découvertes par le télescope spatial Kepler de la NASA, ces mondes étranges ont désormais déconcerté même l'observatoire le plus puissant jamais lancé.
Selon les nouvelles recherches, les trois planètes, 51b, c et d, ont chacune un rayon sept à dix fois supérieur à celui de la Terre, mais leur masse n'est que de 3,7 à 5,6 fois celle de la Terre. Saturne, qui a une taille similaire à celle des trois nouvelles planètes, a une masse 95 fois supérieure à celle de la Terre. Selon la théorie de la formation des planètes, les géantes gazeuses se forment d'abord en créant des noyaux denses et massifs, qui attirent ensuite par gravité le gaz environnant. Cependant, les trois nouvelles planètes ont de petits noyaux et des atmosphères énormes, ce qui ne peut s'expliquer par aucune théorie connue. De plus, ces trois planètes sont plus proches de leur étoile que Vénus ne l'est de notre système solaire.
Les astronomes espéraient que le spectromètre dans le proche infrarouge du télescope spatial James Webb résoudrait enfin le mystère en détectant la signature chimique de l'atmosphère de Kepler-51d. Lorsqu'une planète passe devant son étoile, la lumière traversant l'atmosphère laisse derrière elle la « signature » des molécules. Cependant, le JWST n'a rien détecté. On pense désormais qu'un brouillard d'hydrocarbures, peut-être similaire à celui de Titan, la lune de Saturne, obscurcit la vue. Les scientifiques attendent désormais de voir la signature atmosphérique de la planète sœur 51b.
Traduit avec DeepL.com (version gratuite)
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